Pierre Gonzales iz neR : Poésie et écritures

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Lecture d’extraits d’ « Entre deux murs » samedi 21 novembre à 18h

La résistance du langage à l’épreuve de la poésie – Tortatongue !

Rencontre – lecture – performance avec Laurent Cauwet, éditeur, Stéphane Nowak Papantoniou, Pierre Gonzales iz neR, poète et Jules Desgoutte, musicien.

tortatongueLaurent Cauwet, responsable des éditions Al Dante défend l’idée que « la poésie peut être un espace de résistance » quand « elle lutte contre les formes langagières qui verrouillent la pensée et la façonne en prêt-à porter, en échantillonnages d’opinions et de clichés ».

On peut dire que depuis la seconde moitié du XX° siècle, partout dans le monde, la poésie éprouve les résistances de la langue en lui faisant subir des torsions, des décrochages, des sauts linguistiques, en interrogeant sa plasticité, son élasticité.

Ce que certains poètes font au langage, comment se coltinent-ils la langue quand elle est travaillée littéralement comme un matériau ? Comment réagit-elle ? Ce sont ces questions que nous poserons et expérimenterons avec nos invités au cours d’une soirée où se succéderont des moments de performances et d’échanges/confrontation entre intervenants marseillais (Laurent Cauwet + Stéphane Nowak Papantoniou) & lyonnais (Pierre Gonzales iz neR + Jules Desgoutte du collectif Abi/Abo) … pour le premier match de la saison poétique à la bibliothèque du 2° arrdt.

Rencontre organisée dans le cadre de l’événement des bibliothèques de Lyon Créer c’est résister.

Samedi 21 novembre – 18h

Bibliothèque municipale de Lyon
13 rue de Condé
69002 Lyon

Créer c’est résister. Tortatongue !

BML – Agenda culturel

Nous travaillons les ensembles

(Bonjour à-vous)
Bonjour
(Comment êtes-vous ?)
(Bien je-suis)
(Vous comment êtes-vous ?)
(Aujourd’hui fête est)
C’est une bonne journée
                                         (Soleil-le à-briller est)
(Allons promenons)
(Ensemble allons)
(De-source eau)             
De l’eau propre
(Fraîche eau)
(Allons de-fontaine près)
(De-source eau buvons)
(Camarade-mon peintre est)
(Yeux-les bleus sont)             
Nous travaillons les ensembles                                           C’est ainsi que nous l’appelons

Quant au mail :

Un mail, disons mèl, disons, courrier électronique, est là, il n’est pas là
Ce n’est pas que le chat de Schrödinger en ait une, d’adresse éléctronique, mais après tout ! Ce n’est pas
que ce chat tchatte, tchatche, te ce sache, en boite, en sachet, prenne du thé, fulmine du calumet, non non non, un mail est là un mail n’est pas là et c’est le même mèl emmêlé et,

mais,
Je ne sais pas quel mail c’est ni qui me l’a envoyé, me l’envoi, me l’enverra..
Il manque toujours un temps au verbe être là. Un tant pis à l’être, au km’être
Si je regarde pas ma boite de réception, sur l’Internet, il est peut-être là
Si je regarde, peut-être, il disparait.

Mais l’inverse est vrai ; aussi !
D’ailleurs, je vais voir, encore raté.. Ton mail n’est, tu as, il eu
Plus tard, et c’est vraiment une révélation, je m’aperçois que le chat, c’est moi
et que le mèl que j’attends, c’est celui censé décider alors, que c’est moi, et ça c’est sûr,
qui décide enfin si je suis là ou pas, et qui décide aussi pour combien de temps. Mais pour ça, j’ai encore besoin de repos.
Je dois tenter d’augmenter mon niveau de compréhension du phénomène…

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